Frederick Galiay - Missing Time - Concert à APO33 à Nantes le 7 Novembre 2013

Soirée Free Noise Night #4 - Bass Out Loud !!!

APO 33 - Performances - Plateforme Intermedia/La fabrique
6 boulevard Léon Bureau 44000 Nantes
Concert à 20h30 - Entrée 5€

Soirée partagée avec :
Akerlund & Kasper T.Toeplitz - Percussion & bass computer
+ Bass Quartet

Frederick Galiay - Musique pour une basse électrique, composée et interprétée par Frederick Galiay Missing Time - Inversus Doxa - 2013 - Ref. IDMM001
...Dans ce "Missing time" gravé en solitaire, Frederick Galiay use donc de la basse pour créer de la matière et, partant, engendrer une émotion qui, déjà, se traduit sur le plan physique. En effet, si l’instrument ne nous atteint pas directement au plexus solaire, comme c’est souvent le cas, les vibrations métalliques, les vrombissements et les déflagrations qui s’ensuivent influent immédiatement sur nos terminaisons nerveuses au point d’éveiller en nous les signes d’une hypersensibilité latente. Frederick entame notre résistance pour mieux la percer et pénétrer au fond de nos entrailles, là où la virulence de ses fréquences et l’intensité de son attaque vont se livrer à un véritable travail de sape. La musique du bassiste s’inscrit dans une veine industrielle, mais le champ d’action de ses investigations demeure l’intimité de notre être vivant et les réactions purement automatiques de nos sens. Paradoxalement, cette stridence glacée de l’acier cisaillant nos viscères et nos réflexes n’induit ni révolte ni révulsion de notre part. La profondeur des résonances et le tranchant de ses traits déchirant notre système interne agit comme un anesthésiant qui soumet toute angoisse à la prépondérance du son et nous distrait soudain de tant de violence. Le musicien prend sur lui tout le poids de la responsabilité, nous libérant nous-mêmes de cette crainte omniprésente et nous laisse étrangement pacifiés, comme endormis au bord d’un gouffre où d’obscures machines douées de conscience se livrent une guerre sans merci. Spectateurs fascinés par le fracas du métal brisant la fragilité des nappes synthétiques, nous cédons malgré nous à l’emprise du vacarme et ne pouvons que constater l’intolérable beauté de la brutalité, comme si nous avions lâché prise avec la réalité, arrachés au monde sensible par quelque puissance inconnue…
Joël Pagier - Improjazz

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