• 7 Mai 2014 - Morphème #1 - Festival Extension

    Jean-Sébastien Mariage interprètera Morphème #1, pièce de Frederick Galiay Cette composition immersive aux sonorités spectrales mêle la guitare électrique à une bande électroacoustique diffusée sur acousmonium.

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Chamæleo Vulgaris

Jean-Sébastien Mariage : guitare électrique
Frederick Galiay : basse électrique

Morphème

First version recorded at GRM studio - november 2013 :

MORPHÈME #1 is a composition by Frederick Galiay for electric guitar and electroacoustic diffusion, interpreted by Jean-­Sébastien Mariage.



The composition is considered as an excessive zoom of a hyper slowed transient : a microscopic diving in the tiny space witch separate the attack of the plectrum on the guitar string, from its resonance, extending this time to extract the spectral components.



The piece is a three parts continuum, themselves divided into four parts. Very slow progression, rare and quite distant events, allow the listener to question the relationship between space and spectrum : an immersive installation that plays on the memory of the listener.



An acousmonium diffuses the electroacoustic tape. The speakers are spatially distributed in the most discreet way possible, the tape is at first subliminal to maximize the value of the room’s acoustic. The guitar invades the space guiding, influencing, distorting the context. The space is dark, only the instrumentalist is visible, dimly lighted : All this creates a duet between the guitar and the place. The place, the space are given to be listened.

Beyond traditional concert venues, Morpheme # 1 is designed to be interpreted in patrimonial spaces : churches and monasteries, museums, galleries ... Depending on the context, the ambulation of the public may be considered.

Morphème#1 - Festival Présences Electronique 2015 - interview de Frederick Galiay + extrait de la pièce





Morphème#1 - Festival Extension @ Instants Chavirés - May 2014






Nul ne contestera l’importance primordiale de la diffusion dans les musiques & les oeuvres acousmatiques ...
De même, l’importance de la spatialisation dans les musiques "Urbaines".
Ainsi de l’importance des "corrections", égalisations, filtres fréquenciels et autres lignes à retard dans la simple diffusion des concerts dans de vastes salles ...
Mais, le bidouillage technique puis l’outrance bruitiste puis "noise" voire "Trash noise" ... révèlent la possible utilisation de la mixette comme source. Ensuite par la technique des injections multiples, on voit le mixage comme outil de création propre.
Or, ce soir là, aux "Instants Chavirés", Fred Galiay, en compositeur, créait, à partir d’un matériau préparé et avec la guitare de Jean-Sébastien Mariage, une composition instantanée d’un nouveau genre...
Mixer des résonances graves à partir de blocs de synthèse sur des accords de guitare, voire de simples cordes ...Avec un dispositif relativement simple : Une pédale deux voies, en sortie instrument envoyant sur deux autres pédales gérant les boucles et les effets. Aller retour au mix + source vers deux baffles en principe non directionnels (orientés plafond) générant des effets de relief sonores ...
Ce qu’il y a d’innovant dans ce dispositif ne réside ni dans l’échange des deux exécutants ni dans la partition ; mais le "secret" de cette composition instantanée se trouve dans l’exploitation des résonances entre les deux sources et leur distribution spatiale. En fait, l’originalité profonde de ce dispositif réside dans l’association ombilicale entre l’exploitation résonnante du matériau simultanément à sa spatialisation. C’est un peu comme si le feed back devenait un feed forth ! …
La partition note précisément le temps, les blocs et la matière à mettre en boucle avec leurs affectations et intensités ; au mixage, par l’ajustement de l’équilibre de la matière enregistrée et de l’instrument, ainsi que par filtrage, on peut « travailler » le matériau de façon à le sculpter, à le façonner dynamiquement, à le spatialiser …
Ce qui influe aussi subjectivement en retour sur la tenue de l’instrument, la longueur des boucles, la rapidité des enchaînements... Certes, cela implique aussi une très grande complicité entre les acteurs, et une sensibilité très partagée.
Mais cela ces deux compagnons de route de longue date savent le faire mieux que quiconque ! !
La rigueur et la subtile variété des sons /séquences proposées ainsi que la mise en espace de ce travail annoncent à n’en pas douter de futures prestations et certainement de nouvelles compositions de Fred Galiay dans un rôle, celui de spatialisateur, qui n’est pas nécessairement le prolongement de la guitare …

Encore une très belle et innovante soirée aux Instants …

Claude Parle

#FESTIVAL EXTENSION# aux Instants Chavirés le 7 Mai

 2014


Soundcheck during the festival Présences Electronique - Mars 2015 - Paris





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