BIG (drum&bass) chronique de concert par Jean-Jacques Birgé

Concert du 12 Juin 2014, au Triton, par Jean-Jacques Birgé.

Big, c’est "grand" ! C’est "gros" aussi. Le gros son de la basse et de la batterie. Énorme, comme les trados possibles. Ce soir certains se sont enfilé du coton dans les oreilles pour épargner leurs tympans. Les musiciens nous avaient prévenu, mais les boules Quiès atténuaient trop les timbres des cymbales et du métal. Big, c’est "remarquable". Une énergie communicative qui électrise les uns et berce les autres. Big, c’est "marquant" comme le Triton que l’ouvreur nous imprime sur le poignet. On se souviendra de ce duo diabolique qui nous emporte dans les extrêmes. Big, c’est "fort". Deux virtuoses qui jouent au ping-pong avec les timbres de leurs instruments. Edward Perraud jongle avec ses baguettes, Frederick Galiay penché sur le manche fait glisser son archet. Big, c’est "prétentieux". Parce qu’il faut être gonflés pour tenir tout un set dans la sueur avec cette précision de forçat. Mais quand on pète plus haut que son cul, suffit de mettre son cul à la hauteur du pet pour rétablir l’équilibre. Big, c’est "ambitieux". Les propositions fortes le sont toujours. Ils en font parfois de drôles d’albums qui ressemblent à leurs performances. Big, c’est "grand" !

Photo Charley James©

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