Big

Big Pop

Frederick Galiay, basses, chant, guitares et électronique.
Edward Perraud, batteries, claviers, guitares et voix.

Double album paru sur le label L’Étrange Sonothèque, distribution : Arcadès


Né il y a bientôt dix ans de la rencontre du batteur Edward Perraud et du bassiste Frederick Galiay, le duo BIG exhale un souffle de liberté et d’invention sans souci de style ou de chapelle. BIG Drum&Bass égraine son free rock dans les plus grands festivals et sur les plus importantes scènes de musique actuelle, jazz bizarre ou création contemporaine : Instants Chavirés, Densité, Grim, Point Ephémère, Etrange Festival, Jazz à Luz, Pannonica… Tandis que BIG World improvise avec des instruments oubliés du monde entier.

Après deux ans d’enregistrements, écoutes, ré-écoutes, mixages et remixages, le duo décline une nouvelle identité : BIG POP. Deux années de travail pour sculpter 1h45 d’une musique totale, englobant toutes les musiques, auréolée de surprises et d’éclats, d’où émerge le chant de Frederick Galiay. Un chant qui ne revendique rien sinon le sens des sons. Une musique contre aussi. Non pas vingt-deux morceaux mis bout à bout mais un double album composé comme une grande suite électroacoustique. Une ouverture des possibles, une portée d’avant-garde à la clarté cinglante où chaque improvisation, tout est improvisé ou presque, a été restructurée et ciselée dans l’écrin d’une production élégante. Une élégance assez rare pour ce genre d’opus si ce n’est, par exemple, chez Shellac ou Sleepytime Gorilla Museum. La fureur et la précision du duo BIG se fondent dans le creuset plus mélodique et raffiné de BIG POP. BIG POP témoigne ainsi d’une présence musicale extrême, d’une instrumentation riche et, avant tout, d’une pulsation de pure énergie qui ne sont pas sans évoquer les immenses Art Bears ou autres This Heat.

Mixé par Maïkol au Border Studio, BIG POP est, après Rectifier de Tempsion, la deuxième production du label L’Étrange Sonothèque, émanation discographique de L’Étrange Festival et de L’Étrange Musique.


PRESSE :


" Faut-il s’étonner que foisonne une scène française active dans les sphères du jazz dont les passerelles éclectiques sont bien souvent occultées ? Si frederick Galiay et Edward Perraud se soucient des genres musicaux, c’est pour mieux les court-circuiter dans une quête d’expériences sonores pas si fréquentes avec une telle assiduité. Le duo se produit sous le nom de BIG. Après BIG Drum&Bass voici BIG POP.
Une fresque musicale qui tient tant d’un art du collage à la John Zorn (Tendance Godard), de la culture rock progressif d’un Robert Wyatt, voire des horizons psychédéliques de Pink Floyd. Sans oublier une base singulièrement offensive (basse / batterie) tendance Hard Core. Mais pas seulement. Chant (dans un langage crypté type Kobaïen), guitares et claviers, samples et dispositifs électroacoustiques, participent de cette vision pop où les pièces s’orchestrent comme une suite, scénarisée, découpée, montée comme un film. Bruitiste et spirituelle. Ludique et irrévérencieux : un patchwork enchanteur."
Thierry Lepin. JAZZMAN.

"...La construction de cette œuvre dadaïste, maximaliste et sombre, belle et totale, est extrêmement singulière : un intelligent montage d’imageries populaires diverses, de signaux familiers, qui perdent, dans une sémantique surréaliste, leur sens initial, jusqu’à devenir une sorte de monstre protéiforme à plusieurs têtes...
...Ce disque s’écoute comme on fait un rêve, d’un bout à l’autre, sans interruption, et le sentiment qu’il provoque, celui de se perdre au beau milieu de ce que l’on croit connaître, fait naître un plaisir ambigu."
MOUVEMENT

« De la viande fraîche ! » C’est par ces mots que commence le second disque de l’album Big Pop, nouveau fruit de la collaboration entre le batteur Edward Perraud et le bassiste Frederick Galiay, après les duos Big Drum & bass et Big World.
Qui n’a jamais entendu Big Pop ne peut savoir à quoi s’attendre. Il ne s’agit ni d’une déclinaison des anciens duos, ni d’expérimentations bruitistes, ni d’une relecture de standards de pop, comme il y a eu une relecture de Hans Eisler par Das Kapital. Ce n’est ni du rock, ni de la pop, ni du jazz, ni du free. C’est tout ça à la fois. Et c’est encore mieux.
D’aucuns appellent ça du « rock expérimental » ou du « free rock », c’est-à-dire « soit la synthèse, soit la mise en rapport dialectique, soit encore le collage pur et simple d’éléments empruntés au free jazz (hyperexpressionnisme sonore, refus par le soliste de la mélodie et de la trame harmonique) et de composantes caractéristiques de la musique dite pop (rythme binaire, primauté accordée aux instruments électriquement amplifiés, intervention de l’électronique) », dixit l’Encyclopédie Universalis. Si on ajoute à tout cela une bonne dose de passion et d’énergie, on commencera à se faire une idée...
Les deux suites, qui durent presque une heure chacune, sont aussi composites que la pochette : des centaines de personnes s’y bousculent dans un collage signé Frederick Galiay, de Napoléon à Hitchcock en passant par un tyrannosaure, une jeune Indienne qui se recoiffe, un aviateur, le pape... Une seule écoute est loin d’être suffisante pour capter les détails, les subtilités, les secrets d’une œuvre qui semble pouvoir résister à d’infinies relectures. Il faut y plonger, s’en imprégner et s’y enrouler afin de réagir à des musiciens qui empoignent leurs instruments, leurs outils et leur imagination comme on malaxe et martyrise le sable pour faire apparaître un château. Et quel château ! Ici c’est une douce mélodie à la guitare sèche, une voix de femme, quelques notes au clavier, là un hurlement, un saxophone fou (Daniel Erdmann), un beat électronique... Le salon abrite une langue étrange, inventée pour l’occasion (il n’est que de lire les titres : « Eïz godt a paod eo stbeen inm gaô », « Leïder Staôn »...), le vestibule gronde et pleut sur « Roy is a Bacalao », et le boudoir bruisse de sons hétéroclites su « Zombie Zlow ».
Le premier disque est plutôt furieux tandis que le second s’immisce dans les chambres avec un calme et une présence fantasmagoriques. Les morceaux, tout en formant des suites électro-accoustiques, exhibent paradoxalement le thème de la rupture en guise de fil rouge. Une rupture ? Oui, mais si douce... Comme l’une des grandes théories du théâtre qui veut que l’acteur « naturel » soit celui qui maîtrise le passage d’un état à un autre plus que l’état lui-même, Big Pop travaille l’art de la transition. À tel point que l’on passe du tragique au comique, d’un chœur lyrique à une voix de métal, du rock américain au free jazz sans brutalité aucune. Tantôt le tonnerre gronde, tantôt un solo de batterie s’amorce... et le thème réapparaît « naturellement », comme le beau temps après l’orage - au sens figuré comme au sens propre (« Roy is a Bacalao »).
Deux ans d’enregistrement, écoutes, ré-écoutes, mixages et remixages ont présidé à la naissance du nouveau Big. La performance des deux complices s’efface derrière la gigantesque construction sonore, non sans distribuer quelques touches d’humour çà et là. « Pig Bop ». Big Pop. Oui, décidément, on en mangerait.
Raphaëlle T. Citizen jazz

"Big Pop est une œuvre cataclysmique, presque dénuée de repères, une œuvre comme sortie du cerveau du héros de Phantom of the Paradise... ...ce disque ne fait pas l’effort de briser la glace pour éteindre son propre feu intérieur, les normes de sécurité sont d’ailleurs proscrites. L’humanité est ici de façon entière, pour un disque qui rend hommage au philosophe Leibnitz en le fracassant contre un mur. Déroutant."
Gerald de oliveira adecouvrirabsolument.com


"... BIG POP offre en fait un parcours multiforme à travers plusieurs approches de ce que fut (et devrait encore être) un certain rock, avec des clins d’œil plus ou moins appuyés et une liberté certaine. Vivifiant."
Pierre Durr REVUE ET CORRIGÉE


"... Ceux qui se plongeront sans tabou dans ce collage pop art trouveront des séquences retournantes... qui transbahutent les tympans dans une dimension inattendue... Un espace sonore inédit ..."
Mathieu Durand JAZZ MAGAZINE


“... avec l’arrivée du saxophoniste et claviériste Daniel Erdmann, le trio fourbit ses armes et produit une musique expérimentale et torturée, bardée de vocaux souffreteux et d’effets dérangés.
Une oeuvre étrange que John Zorn ou The Residents n’aurait pas reniée.”
la Voix du Nord


“ Je n’avais jamais entendu la moindre note de ce groupe avant le concert ... et du coup je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et je dois bien avouer qu’encore aujourd’hui, j’aurais un peu du mal à définir leur musique... Difficile à décrire. Il y a de la no-wave dans la mixture du groupe (ça me fait parfois penser au Sonic Youth du Noisefest, en 1981), mais aussi du free-jazz, de la noise, du math-rock, des incursions psychédéliques ou électroniques, et encore tout un tas d’autres choses ; et précisément, ces excentricités vocales avec lesquelles j’ouvrais la chronique, car il faut avouer que dans ce genre là, Big Pop va loin...”
par SyrFox


“Le premier titre (what wah-wah waltz) et la première moitié du second (Roy is a bacalao) installent un free-rock / impro marqué par quelques éclaboussures hard rock et semblent annoncer un double album un peu pénible pour l’auditeur qui n’accrocherait pas à cette esthétique. Mais très vite ce qui apparaissait comme une ornière se révèle être seulement l’une des multiples facettes que le duo, formé de Frederick Galiay (basse et autres) et Edward Perraud (batterie et autres), explore au cours des plus de cent minutes que compte le double CD. Chant kobaïen de tendance hard, Rock in Opposition, Pink Floyd de l’époque Ummagumma / Meddle, recherche électroacoustique et musiques de films sont les quelques familles auxquelles on peut subjectivement rapprochées BIG POP, et ce à titre purement indicatif. Car cette immense fresque, brodée à partir d’improvisations dantesques retravaillées en studio, ne se laisse jamais enfermée dans une quelconque filiation restrictive. On croit en repérer une que d’autres arrivent au pas de course. Citons par exemple le cultissime Cottonwoodhill de Brainticket, formation krautrock helvético-belge (notamment sur le titre xtritsch) ou encore John Zorn, dont on connaît le goût prononcé pour le cinéma. Et c’est bien là que ce trouve l’une des clés de prospection de ce passionnant labyrinthe sonore. Frederick Galiay est musicien-vidéaste, et à y regarder de plus près c’est bien dans la sphère de la musique pour le cinéma que se pratique depuis des lustres une ouverture expérimentale et un éclectisme stylistique.”
neospheres


http://www.myspace.com/bigispop

www.etrangesonotheque.com

http://www.bigpop.fr/

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